Missak et Mélinée au Panthéon

  • L’entrée du résistant communiste arménien, Missak Manouchian, au Panthéon avec sa femme Mélinée, a été annoncée par Emmanuel Macron. Cela devrait se passer le 21 février 2024 à l’occasion du 80e anniversaire de l’exécution des membres du groupe Manouchian.
  • Le président de la République assure être « extrêmement favorable » à cette idée, rendue publique lors du 83e anniversaire de l’Appel du 18-Juin.
  • Lors de cette cérémonie, plus de 90 résistants et otages étrangers fusillés au Mont-Valérien pendant l’Occupation allemande vont être reconnus « morts pour la France ».

Publié le samedi 17 juin 2023 dans le journal l’Humanité

Missak Manouchian (1906-1944) ouvrier tourneur, poète arménien immigré, membre des FTP-MOI
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La décision, attendue depuis des années, est désormais une quasi certitude. Selon plusieurs sources, Emmanuel Macron s’apprêterait a annoncer la panthéonisation du résistant d’origine arménienne Missak Manouchian, fusillé par les Allemands sous l’Occupation, ainsi que sa femme Mélinée, qui lui a survécu. « Il nous a autorisés à dire qu’il était extrêmement favorable à cette initiative et qu’il donnerait sa réponse dimanche », à l’occasion du 83e anniversaire de l’Appel du 18-Juin, a déclaré, vendredi à l’AFP, Jean-Pierre Sakoun, le président du comité qui soutient ce projet, après un entretien avec le chef de l’État.

Une telle décision marquerait la « reconnaissance de la résistance des étrangers, d’un héros qui a manifesté tout au long de sa courte vie l’amour de la France et l’amour des idéaux républicains », a-t-il ajouté. « L’entrée de Missak Manouchian au Panthéon, c’est aussi celle de tous ces étrangers anonymes qui sont morts pour la France », estime également Katia Guiragossian, petite-nièce du résistant arménien et de son épouse Mélinée, qui lui a survécu.

En février dernier, l’Humanité-Magazine avait consacré sa une à cet ouvrier et poète, figure incontournable de la lutte contre le nazisme. « Son engagement dans la Résistance rappelle le rôle majeur qu’ont joué les immigrés dans l’histoire de France, écrivions-nous alors. A l’heure où l’extrême droite se fait toujours plus menaçante, l’Humanité magazine relaie les voix qui plaident pour la panthéonisation de ce  membre des FTP-MOI. Plus qu’un symbole, l’entrée pour la première fois dans la nécropole républicaine d’un résistant communiste constituerait une juste reconnaissance. »

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Pourquoi Missak Manouchian doit entrer au Panthéon

Hors série du journal l’Humanité consacré à Missak Manouchian

Pour l’historien Denis Peschanski, auteur du livre Des étrangers dans la Résistance (éd. de l’Atelier) et responsable scientifique du comité Missak Manouchian au Panthéon, ce dernier incarne une « convergence mémorielle » en tant que « résistant, communiste, survivant du génocide arménien, homme de culture et amoureux de la France des droits de l’Homme ».

Admiration pour la France

Né en 1906 à Adiyaman dans l’actuelle Turquie, Missak Manouchian se retrouve orphelin dès son plus jeune âge, après la mort de son père, tué lors du génocide arménien de 1905, puis de sa mère, emportée par la famine. Caché par une famille kurde, il est recueilli avec son frère aîné dans un orphelinat de Joubieh (actuel Liban), où il se découvre un goût pour l’écriture et apprend le métier de menuisier. En 1925, à bord du bateau qui emmène les frères Manouchian à Marseille, Missak s’épanche dans un long poème sur les espoirs et les rêves que lui inspire sa future terre d’accueil. « Beaucoup d’Arméniens qui ont débarqué en France à cette époque avaient une image extrêmement positive du pays, ils lui vouaient une véritable admiration », rappelle Astrig Atamian, historienne du mouvement arménien communiste en France.

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Au Mont-Valérien, Macron panthéonise Manouchian

Si Missak Manouchian exerce un temps comme menuisier à Marseille, il n’apprécie guère ce travail et monte avec son frère à Paris, où il est embauché comme tourneur à l’usine Citroën. De crise personnelle, avec la mort de son frère de maladie, en crise économique, avec la perte de son travail lors de la Grande dépression, Missak Manouchian exerce « mille métiers » tout en continuant d’explorer sa fibre artistique. « Il s’intéressait aussi à la musique, à l’histoire, il suivait des cours à la bibliothèque ouvrière, fréquentait la bibliothèque Sainte-Geneviève, écrivait des poèmes… Il avait même suivi des cours d’écriture de scénario ! », raconte Katia Guiragossian.

Militant communiste et clandestin

En 1934, le jeune homme rejoint le PCF et le Comité de secours pour l’Arménie, où il rencontre Mélinée, elle aussi orpheline survivante du génocide arménien. Liés par leur amour des mots, le fils de paysan et la fille de fonctionnaire partagent les mêmes convictions politiques, sur le point d’être mises à l’épreuve. Après le début de la guerre, en 1939, Missak Manouchian est interné comme communiste étranger dans un camp puis incorporé dans l’armée. A son retour dans Paris occupée en 1940, il poursuit son activité militante clandestinement, distribuant des tracts anti-hitlériens avec son ami Arsène Tchakarian.

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Mélinée et Missak Manouchian au Panthéon : avec eux, toute la résistance communiste étrangère

Début 1943, Missak Manouchian rejoint le groupe armé de la résistance communiste, les Francs-tireurs et partisans – main-d’oeuvre immigrée (FTP-MOI).  « Pratiquement les seuls à l’époque à mener la lutte armée en région parisienne, parce que tous les groupes étaient tombés les uns après les autres », précise Denis Peschanski. Il forme le groupe Manouchian, composé d’une soixantaine d’hommes et de femmes. Durant l’été et l’automne 1943, il réalisa près d’une centaine d’opérations armées et de sabotages en région parisienne, dont l’exécution à Paris du général SS Julius Ritter, responsable du Service du travail obligatoire.

« Honorer notre mémoire dignement »

Le groupe fut démantelé en novembre 1943. Vingt-deux de ses membres, dont Missak Manouchian, furent alors fusillés au Mont-Valérien, à Suresnes (Hauts-de-Seine), le 21 février 1944. Les visages de ces martyres resteront célèbres pour avoir figuré sur l’Affiche rouge, un document de la propagande allemande, placardée massivement en France afin de discréditer des mouvements de résistance, présentés comme une « armée du crime » aux mains de l’étranger. Juste avant d’être exécuté, Missak Manouchian écrivit à son épouse Mélinée: « Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la liberté et de la paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la liberté sauront honorer notre mémoire dignement. »


Une entrée au Panthéon est ardemment soutenue par la gauche française. Et notamment le PCF qui se bat depuis des années pour obtenir une telle reconnaissance de cette figure de la résistance. Parmi eux, le sénateur PCF des Hauts-de-Seine, Pierre Ouzoulias, qui a salué hier une décision « qui pourrait être historique ». Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, sera présent également lors de la cérémonie qui se déroulera dimanche dans la Clairière des fusillés, au Mont-Valérien, principal lieu d’exécution de résistants et d’otages par l’armée allemande durant la Seconde guerre mondiale. Emmanuel Macron y prononcera un hommage aux résistants morts pour la France et décorera Robert Bierenbaum, ancien résistant FTP-MOI. Et frère d’arme et d’honneur de Missak Manouchian. 

Pierre Ouzoulias « Ils sont morts pour une nation animée par un idéal »

Le sénateur PCF des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias parraine le colloque « Les étrangers dans la Résistance : vers l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian », organisé au palais du Luxembourg le 18 février. Il nous explique les raisons de cette bataille pour la reconnaissance institutionnelle du héros de l’Affiche rouge.

Fin 2022, le président de la République évoquait une possible annonce de l’entrée au Panthéon de Missak Manouchian. Comment réagissez-vous ?

En 2015, Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion, Pierre Brossolette et Jean Zay avaient été reçus sous la coupole. Ils représentaient, selon l’expression du président de la République, François Hollande, « l’esprit de la Résistance ». L’hommage de la nation à la résistance contre le nazisme et la collaboration ne pouvait être complet sans associer à ces grandes figures celle de Manouchian, qui symbolise le sacrifice ultime de celles et ceux venus d’ailleurs pour défendre l’idée qu’ils se faisaient de ce que devait être la France. Missak Manouchian suivra Joséphine Baker : deux vies dressées contre toutes les oppressions sont ainsi honorées.

Vous êtes engagé depuis plusieurs années dans cette bataille pour la panthéonisation de Missak Manouchian. Que représente-t-elle pour vous ?

Mon grand-père, Albert Ouzoulias, le « colonel André », commissaire militaire national des FTP, a, jusqu’à sa mort, rappelé ce que la Résistance devait à Missak Manouchian et Joseph Epstein, le « colonel Gilles », à la tête des FTP-MOI. Lorsqu’ils sont arrêtés par la police en novembre 1943, ils sont torturés, mais ne parlent pas. Albert était persuadé qu’il devait à leur héroïsme de ne pas être tombé avec eux. Manouchian demeure un compagnon de combat. Beaucoup ont œuvré pour ce transfert au Panthéon. Le travail d’équipe autour de Jean-Pierre Sakoun, Denis Peschanski, Katia Guiragossian, petite-nièce de Missak, et d’autres a été décisif. Le colloque organisé au palais du Luxembourg, le 18 février, leur permettra de s’exprimer.

Pourquoi est-ce si important de faire connaître l’histoire de ces combattants de l’ombre, étrangers souvent apatrides et morts pour la France ?

À une époque où certains s’interrogent sur « l’identité française », il est essentiel de rappeler l’engagement de ces « étrangers » , dont beaucoup avaient fui les pogroms antisémites en Europe. Ils n’étaient pas des Français au sens de l’état civil, mais ont combattu jusqu’à la mort pour la France parce qu’elle était pour eux non seulement un pays, mais un projet politique, une nation animée par un idéal de liberté, d’émancipation humaine et d’universalisme. L’expression « devoir de mémoire » est bien faible pour décrire ce qui nous unit encore à eux. Pour paraphraser Nerval, je pense que nous continuons à vivre leurs espoirs et que leurs combats vivent encore en nous. Je suis heureusement surpris de constater que les jeunes, qui cherchent parfois un sens à leur existence, sont souvent bouleversés par l’histoire de ces « étrangers morts pour la France » .

Le résistant de l’Affiche rouge fusillé au Mont-Valérien était arménien. En quoi cette origine fait-elle écho à l’actualité ?

Missak et son frère Garabed fuient, en 1915, le génocide perpétré par l’État turc. Missak tombe, en 1944, sous les balles d’un État qui a organisé la Shoah. De façon terrible, son existence est ainsi liée aux deux génocides qui ont ouvert deux plaies béantes sur le flanc de notre humanité. En Turquie, comme en Allemagne, le projet nationaliste des génocidaires était de donner une base raciale à l’État. Aujourd’hui, des thèses similaires resurgissent. Dans le Caucase du Sud, la Turquie et l’Azerbaïdjan n’ont pas abandonné l’idée de constituer une entité « ethniquement pure » en annihilant l’Arménie. Comme le disait Jean Jaurès : « Nous en sommes venus au temps où l’humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d’un peuple assassiné. »

Entretien réalisé par Pierre Chaillan

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C’était le 18e festival La Résistance au cinéma du 25 mai au 6 juin 2023 en Seine-Saint-Denis

Lundi 30 mai 2023 cinéma Le Méliès : Christophe Cognet, réalisateur, Sylvie Lindeperg, historienne du cinéma, et Stéphane Goudet, directeur de l’équipement montreuillois après la projection de « A Pas Aveugles ». © François Wehrbach

Le 18e festival « La Résistance au cinéma » a pris fin mardi 6 juin à l’Écran nomade à la bibliothèque Elsa-Triolet après deux semaines de projections. Les Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis remercient les 7 salles de cinéma participantes : le Bijou de Noisy-le-Grand ; le Méliès de Montreuil ; le Cin’Hoche de Bagnolet ; le Trianon de Romainville-Noisy-le-Se ; l’Étoile de La Courneuve ; l’Espace 1789 de Saint Ouen et l’Écran nomade de Bobigny.

Lundi 30 mai 2023 cinéma Le Méliès : image extraite du documentaire « A Pas Aveugles » de Christophe Cognet © photo d’écran François Wehrbach

Nos fidèles partenaires ont présenté 5 films en 7 projections : « Elser, un héros ordinaire » ; « A Pas Aveugles » ; « Un Homme de Trop » ; « Nous étions des combattants » ; et « La Douleur ». Projections suivies de riches débats avec 14 intervenant.e.s face à des publics divers et variés, très intéressés.

Jeudi 1er juin 2023 cinéma Le Cin’Hoche : Pierre Gernez, coordinateur du festival, Frank Sescousse, directeur du cinéma de Bagnolet, et Eric Lafon-Amrein, directeur du Musée de l’Histoire vivante de Montreuil après la projection de « Un Homme de trop » de Costa-Gavras © François Wehrbach

Cette 18e édition depuis 2005 présentait une large palette de thèmes sur la Résistance : de la résistance allemande au nazisme avec « Elser, un héros ordinaire » au retour des camps « La Douleur » en passant par les rares photos de l’enfer concentrationnaire « A Pas Aveugles » et les étrangers dans la résistance dans « Nous étions des combattants ». Ou ces maquisards qui libèrent « Un Homme de trop »…

Dimanche 4 juin 2023 cinéma l’Etoile de La Courneuve. Capture d’écran du documentaire « A Pas Aveugles » de Christophe Cognet © Pierre Gernez

Beau bilan mais pour « seulement » 230 spectateurs en cette fin d’année scolaire. C’est peu vis à vis de l’investissement humain de toutes et tous. En cause, la concurrence avec les beaux jours ? Sans doute. Une couverture médiatique tardive et encore faible malgré le bon travail de notre attachée de presse et l’absence de séances scolaires – plus de 300 jeunes spectateurs l’an passé – se sont fait sentir. Malgré ce résultat mitigé, on espère que le festival « La Résistance au cinéma » passe en classe supérieure…

Dimanche 4 juin 2023 Espace 1789 : Laura Pertuy, programmatrice, et Amandine Escoffier, première assistante réalisatrice du film « La Douleur » de Emmanuel Finkiel. © François Wehrbach

Comme disent les sportifs après une non-victoire, nous allons travailler et travailler la prochaine édition. Qui aura lieu au printemps prochain sous le signe des 80 ans de la Libération. Du « Paris brûle-t-il ? » dans l’air ? Auparavant, cet automne, nous renouvelons notre festival « spécial scolaires » qui a connu un beau succès – 1000 gamins!- en 2022. Nous proposons déjà les dates : à la rentrée des vacances scolaires de Toussaint.

Dimanche 4 juin 2023 Espace 1789 : Laura Pertuy, programmatrice, Amandine Escoffier, première assistante réalisatrice du film « La Douleur » de Emmanuel Finkiel, avec Claude Viala, metteure en scène de la pièce de théâtre « l’Espèce humaine » d’après Robert Antelme, Hervé Laudière, acteur, et Pierre Gernez coordinateur du festival © François Wehrbach

Merci encore au public toujours friand de salles obscures et curieux de ces précieuses coopérations : passée, présente et à venir !

Mardi 6 juin 2023 cinéma l’Ecran nomade à la bibliothèque Elsa-Triolet de Bobigny après la projection de « Nous étions des Combattants » de Pauline Richard et Pierre Chassagnieux : Sabine Pesier, présidente des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis, Claudie Bassi-Lederman, présidente de Mémoire des Résistants juifs de la MOI (MRJ-MOI), Pierre CHassagnieux, co-réalisateur, et Renée Poznanski, professeure émérite à l’université Ben Gourion du Neguev, Israël. © Pierre Gernez

A très bientôt !

Bonnes vacances  !

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Demandez le programme !

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1943-2023 Rencontre-débat sur le Conseil national de la Résistance

Table ronde autour de la création du Conseil National de la Résistance le 27 mai 1943 avec Sylvie ZAIDMAN, directrice du Musée de la Libération de Paris – Musée Général Leclerc – Musée Jean Moulin et Bénédicte VERGEZ-CHAIGNON, historienne, spécialiste de la Seconde Guerre mondiale et de l’Occupation, autrice de « Jean Moulin, l’affranchi« , Flammarion, 2018. La conférence sera animé par Eric LAFON, directeur scientifique du Musée de l’Histoire vivante de Montreuil. Cette initiative est proposée par Les Amis du Musée de la Résistance Nationale de Seine-Saint-Denis (AMRN93) et le Musée de l’Histoire vivante de Montreuil, en partenariat avec les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de Seine-Saint-Denis (AFMD93), l’Amicale de Châteaubriant et l’association Promnésie.

Jeudi 25 mai 2023 à 18h45 salle Résistance à Montreuil (métro L9 Croix de Chavaux)

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18e festival « La Résistance au cinéma » du 24 mai au 6 juin 2023

Communiqué de presse

La Résistance, c’était pas du cinéma.

Pourtant, c’est grâce au 7e art que l’association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis résiste à l’oubli et met l’armée des ombres en pleine lumière en projetant sa mémoire sur grand écran.

Depuis 2005, ce rendez-vous annuel qui gagne en notoriété, s’adresse au grand public et aux scolaires. Leurs places dans les salles obscures sont prises en charge par l’association qui propose des séances à la demande aux enseignant.e.s. A l’automne 2022, plus de 1000 élèves des écoles, collèges et lycées du département ont vu des films au cours du festival « spécial scolaires ».

Chaque projection est suivie d’un débat avec des intervenant.e.s du monde du cinéma, des historiens et des universitaires.

L’implication des directrices et directeurs d’une dizaine de salles qui choisissent les films et documentaires et en assurent la diffusion, les appuis scientifiques du Musée de la Résistance nationale, du Musée de l’Histoire vivante de Montreuil et des Archives départementales valorisent le festival cinématographique.

Celui-ci est organisé en partenariat avec les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation, l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt, les Archives départementales, l’Association Républicaine des Anciens Combattants de Seine-Saint-Denis et l’Association Nationale des Anciens Combattants, et avec le soutien en Seine-Saint-Denis de l’Éducation nationale, du Conseil départemental, Est-Ensemble et de Seine-Saint-Denis Tourisme.

Sans faire de cinéma, le « 9-3 » fait acte de… résistance.

Association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis Maison du Combattant Henri Del Barrio, 57, rue Charles-Sage, 93700 Drancy

Contact : amrn93@club-internet.fr

Retrouvez bientôt le programme complet et les infos pratiques sur ce blog.

C’est parti pour un nouveau festival « La Résistance au cinéma » en Seine-Saint-Denis ! Du mercredi 24 mai au mardi 6 juin prochains, films de fiction et documentaires vont se succéder dans une dizaine de salles obscures du département pour mettre en lumière la Résistance à l’occupant nazi et au régime de l’Etat français.

L’association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis – AMRN 93 – développe avec le concours du Musée de la Résistance nationale de nombreuses initiatives sur le département afin de pérenniser l’Histoire et la Mémoire de la Résistance à l’occupant nazi et au régime de l’État français ainsi que celles de la Déportation.

Comment ? Par notamment l’organisation de deux festivals annuels « la Résistance au cinéma en Seine-Saint-Denis », un « tous publics » en mai-juin prochain et un « spécial scolaires » à l’automne. Chaque projection est suivie de débats avec des intervenant.e.s spécialistes du sujet. Engagée dans la transmission aux générations futures, l’association prend financièrement à sa charge les séances scolaires. En 2022, plus de 1 200 jeunes du département ont pu bénéficier de notre dispositif. Associations, enseignant.e.s, ce festival est le vôtre si vous le souhaitez. Contactez-nous.

Des questions ? amrn93@club-internet.fr

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