La Résistance au cinéma, c’est classe !

Près de 1000 élèves des écoles, collèges ou lycées de Seine-Saint-Denis sont allés au cinéma du 21 novembre au 9 décembre voir un film sur la Résistance et/ou la Déportation et y ont dialogué avec des spécialistes de cette époque, grâce à l’association des Amis du Musée de la Résistance nationale du « 9-3 ». Et grâce aux cinémas Espace 1789 de Saint-Ouen ; Le Bijou de Noisy le Grand ; L’Etoile de La Courneuve ; L’Ecran nomade de Bobigny ; Le Trianon de Romainville-Noisy le Sec ; et Le Méliès de Montreuil.

Mardi 15 novembre. “Jojo Rabbit” de Taika Waititi au cinéma l’Etoile de La Courneuve
Mardi 15 novembre. Leçon de cinéma et d’histoire au cinéma l’Etoile de La Courneuve.
Vendredi 18 novembre. Salle comble au cinéma Espace 1789 de Saint-Ouen pour le film “Où est Anne Frank !” de Ari Folman
“Les Secrets de mon père” film de Vera Belmont, projeté à La Courneuve, à Bobigny et à Montreuil
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« Pantin, mardi 15 août 1944 »

Vendredi 12 août 2022 se tiendra la cérémonie annuelle en mémoire des quatre convois de Déportation partis du site ferroviaire pantinois, le Quai aux Bestiaux, les 18 avril, 13 mai, 11 et 15 août 1944.

« Pantin, mardi 15 août 1944 », c’est le départ du dernier grand convoi de Déporté(e)s de la Région parisienne à destination des bagnes nazis de Buchenwald pour les hommes et Ravensbrück pour les femmes.

Auparavant, pressentant la débâcle, les nazis qui occupent la France depuis juin 1940, font partir deux convois de femmes résistantes du site ferroviaire pantinois au Quai aux Bestiaux les 18 avril et 13 mai 1944.

En août, la fin se précise pour les nazis. A quelques jours de la Libération de Paris et de sa région, ils vident les prisons parisiennes et constituent à la hâte deux convois de Déportation, dont le tout dernier celui du mardi 15 août sera le plus grand convoi de déporté(e)s de la Région parisienne. Malgré les interventions de Raoul Nordling, consul de Suède; de la Croix Rouge et de la Résistance, les deux convois arriveront à destination : au camp de Buchenwald pour les hommes et à celui de Ravensbrück pour les femmes.

Cérémonie partenariat Municipalité de Pantin avec les Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis vendredi 12 août 2022 à 11 heures au Quai aux Bestiaux accès 100, rue Cartier Bresson à Pantin (en face de la caserne des sapeurs-pompiers)

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L’Armée des Ombres

Du flop au film culte #1. L’Armée des ombres, 37 ans pour entrer dans la lumière

Meilleur film français jamais réalisé sur la Résistance, le chef-d’œuvre de Jean-Pierre Melville a reçu un accueil très froid à sa sortie en 1969. Suffisant pour empêcher une diffusion aux États-Unis jusqu’en 2006.

Publié par le journal L’Humanité jeudi 7 Juillet 2022

Emilio Meslet

Pour sauver des compagnons et éviter les traîtres, le résistant Philippe Gerbier (génial Lino Ventura) a un fiable et solide bras doit (Paul Crauchet) et une arme redoutable, le silence. © Collection ChristopheL via AFP

Et si le meilleur film français de 2006 était en réalité un film de 1969 ? Au point qu’il aurait peut-être pu remporter l’oscar du meilleur film étranger en 2007, si la France n’avait pas choisi de présenter « Fauteuils d’orchestre », de Danièle Thompson, à la place. C’est triste mais c’est ainsi : les États-Unis ont dû patienter trente-sept ans avant de pouvoir découvrir « l’Armée des ombres ». Lorsqu’il sort sur les écrans américains, le chef-d’œuvre de Jean-Pierre Melville est donc inédit. Bien qu’il ne touche pas le grand public, le triomphe est réel. Les critiques prennent une claque cinématographique monumentale en découvrant ce film dans lequel on « peut se perdre » au risque de « ne jamais en revenir », selon les mots du « New York Times ». « L’Armée des ombres » fait l’unanimité. Pourquoi alors parler d’un flop ?

Melville, pseudonyme choisi en hommage à l’auteur de « Moby Dick »

Pour tout comprendre, notamment cette sortie très tardive outre-Atlantique, il faut remonter en 1942. Occupé par les nazis, l’Hexagone connaît la pénurie, le rationnement, le couvre-feu, la peur, la censure, la collaboration. Et un certain Jean-Pierre Grumbach, juif français engagé dans la Résistance, ambitionne de rejoindre Londres. Après un long périple et plusieurs mois dans les prisons espagnoles, il y parvient en juillet 1943. C’est là qu’il devient Melville, pseudonyme choisi en hommage à l’auteur de « Moby Dick ».

Quelques semaines plus tard, en Algérie, le romancier et journaliste Joseph Kessel, lui-même résistant et coparolier du « Chant des partisans », publie « l’Armée des ombres ». Commande du général, au dire de l’écrivain, et inspiré de vrais témoignages, le roman documente le quotidien souterrain des femmes et des hommes de la Résistance intérieure française qui combattent le nazisme. Melville tombe dessus et dévore ce qu’il considère comme « le plus beau et le plus complet des documents sur cette époque tragique de l’histoire de l’humanité ». Les arrestations, les problèmes de ravitaillement, le nécessaire secret, les sabotages : il connaît la réalité décrite par Kessel. Après la bataille de Monte Cassino, en 1944, où il frôle la mort, Melville se fait une promesse : il sera réalisateur. Mais « l’Armée des ombres » est un « trop gros morceau » pour débuter.

Il lui faudra dix films et un statut de metteur en scène reconnu avant d’oser s’attaquer à la montagne Kessel. « Je l’ai porté en moi vingt-cinq ans et quatorze mois exactement. Il fallait que je le fasse et que je le fasse maintenant, complètement dépassionné, sans le moindre relent de cocorico. C’est un morceau de ma mémoire, de ma chair », dira Melville. Son adaptation sera la synthèse de sa carrière, un mélange entre son besoin de parler de la guerre, qu’il traite déjà dans « le Silence de la mer » (1949) et « Léon Morin, prêtre » (1961), et son talent pour le suspense éprouvé dans ses nombreux polars tels que « le Doulos » (1962) ou « le Samouraï » (1967). Surtout, de ses films de gangsters, il apporte ses impers cintrés, sa froideur et ses obsessions : le sens du devoir, l’amitié, la trahison.

La colère rentrée de Lino Ventura

Avec un tel metteur en scène, le pape du box-office à la production, Robert Dorfmann, et un budget confortable, le film est promis aux lauriers. D’autant que, dans le rôle-titre, Melville veut Lino Ventura, alors au sommet de sa carrière et avec qui il vient de tourner « le Deuxième Souffle ». Ventura accepte d’incarner Philippe Gerbier, un résistant gaulliste qui réussit à s’évader lors d’un transfert à la Gestapo. Pour l’accompagner, il recrute Simone Signoret dans la peau de Mathilde, qui est inspirée de Lucie Aubrac, ainsi que Jean-Pierre Cassel pour jouer Jean-François Jardie et Paul Meurisse dans le rôle de Luc Jardie, chef du réseau qui rappelle Jean Moulin, Pierre Brossolette et surtout Jean Cavaillès.

Icon QuoteSORTI PEU APRÈS LA DÉMISSION DU GÉNÉRAL, LE FILM DÉCHAÎNE LES CRITIQUES. « LES CAHIERS DU CINÉMA » Y VOIENT UN TRACT GAULLISTE.

Entre Lino Ventura et Jean-Pierre Melville, les relations virent au cauchemar. Le tournage est un enfer. Ils ne se parlent plus que par assistants interposés. Mais cette fâcherie permettra au réalisateur de tirer profit de la situation en renforçant « le côté “bête traquée” du héros », comme le dit Bertrand Tessier, biographe de Melville. Il s’agit peut-être de son plus beau rôle, auquel il donne son visage fatigué et sa colère rentrée. Aussi, le metteur en scène obtient une dérogation lui permettant de tourner, place de l’Étoile, une scène à 25 millions de francs – celle dont le cinéaste est le plus fier –, où les soldats allemands en uniforme défilent dans un bruit de bottes, chose exceptionnelle moins de trente ans après la guerre.

Le 12 septembre 1969, les premiers spectateurs découvrent ce plan d’ouverture glaçant, au cadre fixe, qui devait initialement clôturer le film. Ils seront 1,4 million à voir une colonne de nazis marcher droit vers la caméra, l’Arc de triomphe en arrière-plan. Un résultat honorable mais loin des 14,8 millions d’entrées de « Il était une fois dans l’Ouest », de Sergio Leone. Car, à sa sortie en France, l’accueil est plutôt froid.

Parade nazie sur les champs

Un peu plus d’un an et demi après Mai 68 et quelques mois après la démission de De Gaulle, « l’Armée des ombres » déchaîne les critiques, à commencer par « les Cahiers du cinéma » qui y voient un tract gaulliste. Seul véritable point noir du film et l’un des rares ajouts de Melville à l’histoire de Kessel, une scène est très décriée : celle de l’apparition de De Gaulle à Londres. Mais avec un recul de plus de cinquante ans depuis la polémique, difficile de reprocher au film d’être une œuvre militante tant il s’attache à montrer, non sans un certain lyrisme, cette Résistance multiple, peuplée d’humains faillibles. Les retours mitigés poussèrent cependant les programmateurs américains à faire l’erreur de ne pas projeter le chef-d’œuvre sur leurs écrans.

Mort en 1973 d’une rupture d’anévrisme, Jean-Pierre Melville ne verra donc ni des cinéastes comme Quentin Tarantino ou Martin Scorsese le citer en modèle, ni le « Los Angeles Times », en 2006, parler de lui comme d’un « maître au sommet de son art ».

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Journée nationale de la Résistance

Cette année, les Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis commémorent la journée nationale de la Résistance avec la pièce de théâtre “Grand-peur & Misère du IIIe Reich” de Bertolt Brecht samedi 21 mai 2022 à Montreuil. Entrée gratuite.

Ecrite entre 1935 et 1938 par Bertolt Brecht avec l’aide de Margarete Steffin, actrice et écrivaine allemande, la pièce Furcht und Elend des Dritten Reiches fut créée en 1938. “Grand-peur et misère du IIIe Reich” se compose de vingt-quatre scènes qui dressent un portrait de la société allemande depuis l’avènement d’Adolf Hitler jusqu’aux prémices de la guerre sans toutefois suivre une chronologie rigoureuse. Brecht s’est directement inspiré de récits de témoins oculaires et d’extraits de journaux pour composer ce texte qui montre l’enracinement profond du régime nazi dans toutes les sphères du peuple allemand.

On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime.

Le Mouchard est une des vingt-quatre scènes qui composent cette pièce. Elle raconte l’histoire d’un couple allemand qui est persuadé que leur enfant est parti les dénoncer à la Gestapo car le père, bien que patriote, vient de formuler quelques critiques à l’encontre du régime. Cette scène exprime fort bien le climat de suspicion, la politique de délation, l’atmosphère de paranoïa et d’endoctrinement qui régnaient sous le IIIe Reich.

Pièce mise en scène par la compagnie “L’Arbre Sec”, suivie d’un échange avec Eric Lafon, directeur scientifique du Musée de l’Histoire vivante de Montreuil http://www.museehistoirevivante.fr/

L’initiative est organisée par les associations Promnésie, les Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis et les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de Seine-Saint-Denis sous le haut patronage du Musée d’Histoire vivante de Montreuil avec le soutien de la ville de Montreuil

Samedi 21 mai à 19h30 à la salle “Résistance” 50, avenue de la Résistance à Montreuil.

Entrée gratuite

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Dix-sept ans de Résistance à l’écran

Article publié dans “Le Patriote résistant” n°974 de mai 2022

Grâce au 7e art, l’association des Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis se bat contre l’oubli. Depuis 2005, la mémoire est projetée sur grand écran pour tout public et scolaires aux fauteuils d’orchestre. Retour sur la dernière édition du festival La Résistance au cinéma, du 10 au 27 mars.

Isabelle Durin, violon, et Michaël Ertzscheid, piano, qui ont repris des extraits musicaux des films Le Dictateur, Casablanca, Le Dernier Métro, La Passante du Sans-Souci, Le Train, La Liste de Schindler, La Vie est belle, Le Vieux Fusil, L’Armée des ombres, Le Pianiste, Les Insurgés et Quand les aigles attaquent

« C’est dans les salles obscures que nous mettons la Résistance en lumière ! » Cette boutade de l’association séquano-dyonisienne justifie depuis dix- sept ans le festival La Résistance au cinéma. L’initiative réunit plus de 500 spectateurs par an. Et même 800 en novembre dernier.

Les enfants d’abord. La 17e édition du festival a débuté au théâtre Georges-Brassens à Villemomble pour des dizaines de scolaires avec le film Sophie Scholl, les derniers jours, de Marc Rothemund. L’image en fond d’écran, jeune et souriante, de cette fondatrice du réseau de la « Rose blanche » a accompagné les échanges avec l’AMRN 93 et les enseignants de cette classe découverte sur la Résistance allemande sous le joug nazi. Affluence scolaire encore à La Courneuve, au cinéma L’Étoile avec une centaine d’élèves et leurs enseignants pour le film d’animation Où est Anne Frank ! d’Ari Folman ; et au cinéma Le Bijou à Noisy- le-Grand pour Adieu Monsieur Haffmann, de Fred Cavayé. 140 scolaires ont questionné Éric Brossard, enseignant et historien au Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne. Les enseignants plongent leurs élèves dans les histoires de (la) Résistance sur grand écran grâce aux places payées par l’AMRN 93 (315 scolaires en mars dernier).

« Ils vont au cinéma comme ils vont en classe, souligne l’association, pour découvrir la résistance au nazisme. » Le 15 mars à Montreuil, les scolaires ont même été les acteurs d’un « stop motion » (voir encadré). Un festival très diversifié : projection de Lucie Aubrac, de Claude Berri, au cinéma Le Bijou de Noisy-le-Grand avec l’association Les Elles de Noisy ; ciné-concert au Méliès à Montreuil avec Isabelle Durin, violon, et Michaël Ertzscheid, piano, qui ont repris des extraits musicaux des films Le Dictateur, Casablanca, Le Dernier Métro, La Passante du Sans-Souci, Le Train, La Liste de Schindler, La Vie est belle, Le Vieux Fusil, L’Armée des ombres, Le Pianiste, Les Insurgés et Quand les aigles attaquent, à l’initiative commune de l’AMRN 93 et des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de Seine-Saint-Denis. Le concert a précédé le court-métrage L’Inspection, de Caroline Brami, avec Frédéric Bas, coréalisateur. Également à l’affiche : Une jeune fille qui va bien, de Sandrine Kiberlain, à l’Espace 1789 de Saint-Ouen ; Golda Maria, de Patrick Sobelman, au Méliès de Montreuil ; L’Armée des ombres, de Jean-Pierre Melville, au Cin’Hoche de Bagnolet ; Pingouin & Goéland et leurs 500 petits, du réalisateur Michel Leclerc, présent lui-même au Trianon de Romainville-Noisy- le-Sec ; Le Vieux Fusil, de Robert Enrico, au cinéma L’Étoile à La Courneuve.

Le film “Les Leçons persanes” de Vadim Perelman projeté à l’Ecran nomade de Bobigny

Enfin, la projection à Bobigny des Leçons persanes, de Vadim Perelman, sur la Shoah, s’inscrivait dans le cadre du 80e anniversaire du 27 mars 1942, premier convoi de Juifs de France vers Auschwitz. Chaque projection a été suivie d’un débat-rencontre-dialogue avec des intervenants du monde du cinéma, historiens, universitaires : Sébastien Colombo, médiateur culturel aux archives départementales de Seine-Saint-Denis; Stéphanie Trouillard, journaliste à France 24 ; le réali-sateur Patrick Sobelman et Éric Lafon, directeur scientifique du Musée de l’histoire vivante de Montreuil ; Claude Mann, acteur qui joue le rôle du Masque dans L’Armée des ombres ; Sylvie Zaidman, directrice du musée de la Libération de Paris – musée du général Leclerc – musée Jean Moulin, ex-historienne aux archives départementales à Bobigny ; et Thierry Berkover, président des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation du 93, lui-même fils de déporté. Intervenants sollicités par l’AMRN93… ou inattendus, comme cette spectatrice de La Courneuve qui a vécu enfant près d’Oradour et se souvient – elle avait dix ans en 1944 – des évocations du crime des nazis près de chez elle.

Parmi les partenaires fidèles, l’appui scientifique des Musées de la Résistance nationale et de l’Histoire vivante de Montreuil et des archives départementales, les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de Seine-Saint-Denis, l’Ami- cale de Châteaubriant-Voves- Rouillé-Aincourt, l’Association républicaine des anciens combattants (ARAC) et l’Association nationale des anciens combattants et amis de la Résistance (ANACR), de Seine- Saint-Denis, avec le soutien du Patriote Résistant, de l’Éducation nationale, du Conseil départemental, Est-Ensemble et Seine-Saint-Denis Tourisme. Sans faire de cinéma, le « 9-3 » fait acte de… résistance.

Le « Stop motion » (*) des collégiens de Montreuil

Sur la scène du Méliès, les élèves de 3e du collège Solveig Anspach de Montreuil

Une performance : les élèves de 3e du collège Solveig-Anspach de Montreuil-sous-Bois ont réalisé leur film intitulé Dans les coulisses de la manifestation du 11 novembre 1940, dans le cadre du Concours national de la Résistance et de la Déportation 2020-2021.

Celui-ci avait pour thème « 1940, entrer en Résistance : comprendre, refuser, résister ». Le film a reçu la mention spéciale du jury national du CNRD pour sa créativité et le prix du documentaire au Dubrovnik film festival 2021 dans la catégorie documentaire de moins de 15 ans. Il a été présenté au festival La Résistance au cinéma ce 15 mars au cinéma Le Méliès à Montreuil, en préambule à la soirée (voir ci-dessus). En présence des familles fières et émues, Patrice Bessac, maire de Montreuil, a félicité les collégiens en leur remettant le diplôme de jeune ambassadeur citoyen. « Ils font la fierté montreuilloise (au niveau national et à l’international !) grâce à leur talent. (…) Vous nous avez transmis des valeurs et une vision d’un événement historique avec un regard différent à travers une performance artistique inédite ! Vive la culture et vive la jeunesse montreuilloise riche de talents, de créativité et d’inventivité. »

Les élèves, encadrés par leur enseignante Sabine Pesier, ont proposé et impulsé cette méthode de réalisation originale et moderne pour le plus ancien concours mémoriel de l’Éducation nationale (1961) et le plus prestigieux (30 000) participants. Rédaction du scénario, réalisation des dessins, conception des scènes, prises et choix des photographies, interprétations des dialogues et des chants… encadrés par une recherche documentée et précise et une réflexion avisée et posée : c’est un travail immense et magistral qu’ont fourni les élèves, coordonnés par leurs enseignantes. Le stop motion est visible en ligne sur le site : museedelaresistanceenligne.org

(*) L’animation en volume ou animation pas-à-pas (stop motion), technique d’animation utilisée avec des objets réels, dotés de volume. Si les objets sont immobiles en eux-mêmes, le stop motion permet de créer l’illusion qu’ils sont dotés d’un mouvement naturel (Wikipédia).

Pierre Gernez,

journaliste, secrétaire de l’AMRN 93

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Plus de 600 spectatrices et spectateurs au 17e festival “La Résistance au cinéma” !

Notre 17e festival s’est terminé dimanche 27 mars après-midi à Bobigny avec la projection du film “Les Leçons persanes” et un riche débat après la projection mais qu’il a fallu interrompre faute de temps, pressés que nous étions par la séance suivante à l’Ecran Nomade.

A ce jour, nous comptabilisons 615 spectateurs et spectatrices, dont 315 scolaires. Chiffres qui correspondent grosso modo à la fréquentation habituelle au delà de 500, même si nous les avions largement dépassés en novembre dernier avec un total de plus de 800 personnes.

Nous ne manquerons pas de revenir sur ce festival, le premier hors Covid et confinement depuis deux ans. Avec la question rituelle : comment faire mieux l’an prochain ?

A bientôt !

Les Amis du Musée de la Résistance nationale de Seine-Saint-Denis

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“Les Leçons persanes” dimanche 27 mars à l’Ecran nomade de Bobigny à 15 heures

à l’occasion du 80e anniversaire du départ du premier convoi de déportés de Drancy vers Auschwitz

Les Leçons persanes de Vadim Perelman, Allemagne/Russie/Biélorussie, 2020, 127 minutes

Avec Nahuel Pérez-Biscayart, Lars Eidinger, Jonas Nay, Leonie Benesch


Nahuel Pérez-Biscayart et Lars Eidinger dans “Les Leçons persanes” de Vadim Perelman

1942, dans la France occupée, Gilles est arrêté pour être déporté dans un camp en Allemagne. Juste avant de se faire fusiller, il échappe à la mort en jurant aux soldats qu’il n’est pas juif mais persan. Ce mensonge le sauve momentanément puisque l’un des chefs du camp souhaite apprendre le farsi pour ses projets d’après-guerre. Au risque de se faire prendre, Gilles invente une langue chaque nuit, pour l’enseigner au capitaine SS le lendemain. La relation particulière qui se crée entre les deux hommes ne tarde pas à éveiller la jalousie et les soupçons des autres…

En présence de Thierry Berkover, président des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation de Seine-Saint-Denis

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